Programmation neurolinguistique (PNL) – Episode 3

Un peu de géographie mentale

 

Dans cet épisode nous allons aborder un des principes fondamentaux de la PNL, et c’est pourquoi je t’ai annoncé un peu de géographie cérébrale dans le titre !

Petite histoire

Partons d’une petite histoire mettant en scène 2 personnages : Nathalie et Sophie.

Nathalie sort du métro et se dirige vers une grande galerie marchande.

Sophie se trouve devant la porte d’entrée automatique de la galerie, et aborde Nathalie en l’invitant à répondre à un rapide sondage et en lui tendant une feuille de papier et un stylo.

Nathalie passe son chemin et indique simplement d’un signe de main et d’un air renfrogné qu’elle n’est pas intéressée.

Sophie souffle un bon coup et rumine : cette femme est mal élevée, elle aurait au moins pu lui dire non de vive voix ! Ça ne se fait pas !

Examinons de plus près la situation.

La carte mentale

Nathalie et Sophie ont chacune leur propre carte mentale. Elles perçoivent le monde qui les entoure au travers de leurs filtres personnels.

Sans le savoir, elles utilisent toutes les deux en permanence leurs cinq sens pour capter leur environnement, ce qui équivaut à recevoir environ deux milliards de fragments d’information à la seconde, alors que concrètement, leur conscience est capable d’en traiter seulement  entre cinq et neuf.

L’écart est tellement important entre la masse d’informations reçues et la capacité de traitement, qu’il est obligatoire de filtrer ces informations.

Seulement voilà, nous n’avons pas tous les mêmes filtres. Nos filtres découlent de nos croyances, de nos valeurs, de nos souvenirs, de notre bagage culturel ou encore de nos expériences. Nous ne sommes capables d’assimiler une information que si nous avons mis en place le filtre capable de capter et de retenir cette information.

Le problème est que, fatidiquement, de par le nombre incalculable de croyances, d’expériences ou de souvenirs différents d’une personne à l’autre, les messages que nous envoyons ont en réalité très peu de chance d’atteindre notre cible, si nous n’avons pas conscience du filtre utilisé par la personne en face de nous.

Revenons à Nathalie et Sophie.

Sophie a mal pris la réaction de Nathalie, qui l’a simplement ignorée et passé son chemin, sans répondre au sondage ou même prendre le temps de récupérer la feuille qu’elle lui a tendu. Mais ce qu’elle ne sait pas, c’est que Nathalie ne sait pas lire. En demandant à Nathalie de répondre à un sondage écrit, elle l’a mise dans une situation délicate qui l’a gênée, et qui a déclenché de l’hostilité. Sophie n’a pas du tout envisagé cette possibilité car elle ne dispose pas du filtre. Il ne lui viendrait pas à l’idée que, tout bêtement, quelqu’un ne sait pas lire.

Si Nathalie avait de son côté pris le temps d’écouter Sophie, et de répondre au sondage, peut-être en s’adaptant et en lui demandant de lire les questions pour elle, elle se serait rendu compte que Sophie travaille aujourd’hui bénévolement pour une association du quartier, dont le but est d’aider les femmes à s’instruire. Elle non plus, ne dispose pas du bon filtre. Il est inconcevable pour elle à ce moment précis de trouver une solution à son problème de lecture ici, devant la porte automatique d’une galerie marchande, via une jeune femme qui lui demande de répondre à un sondage.

Ce qui aurait pu être une belle rencontre, s’est transformé en un échec de communication cuisant, car l’une comme l’autre n’avaient, à ce moment-là, pas le filtre adéquat.

Souplesse et adaptation

Ce qui est important à retenir, et qui est un des fondements de la PNL, c’est que quoi qu’il arrive, la personne capable de souplesse et d’adaptation, sera toujours celle capable d’influencer le système et les résultats d’une situation. Ce qui nous amène à un des piliers de la PNL : la carte n’est pas le territoire.

Voyons cela d’un peu plus près.

La carte, c’est la représentation que tu te fais d’une situation. Cette représentation, avant d’être complète, est passée par tes filtres. Ainsi, ta carte ne sera jamais exactement la même que celle de quelqu’un d’autre.

Mais qu’en est-il du territoire ?

Le territoire, c’est la réalité. Et concrètement, il est impossible d’avoir une parfaite connaissance du territoire, car quoi qu’il arrive, la carte que tu fabriques pour te représenter le territoire, passe par tes filtres, et tes filtres ne seront jamais assez précis et nombreux pour te donner une représentation exacte, une carte exacte, de la réalité.

Dans notre exemple de Nathalie et Sophie, la réalité de la situation est bien complètement différente des cartes respectives que possèdent Nathalie et Sophie, et ces deux cartes sont également complètement différentes l’une de l’autre.

La carte, n’est pas le territoire.

Alors, tu vas me dire, comment peut-on communiquer efficacement si nous voyons tous le monde différemment et si nous utilisons tous des cartes différentes, qui, non contentes d’être différentes entre elles, sont en plus différentes de la réalité ?

Et bien la PNL te permet de t’adapter, d’être suffisamment souple, pour être capable de décrypter la carte de ton interlocuteur, de comprendre quels filtres il utilise et d’utiliser les mêmes que lui, de façon à ce que vos cartes soient suffisamment ressemblantes pour pouvoir faire passer l’information efficacement, au travers des mêmes filtres.

Si tu te retrouves dans une situation où la réaction de ton interlocuteur est pour toi choquante ou incompréhensible, la première question que tu devrais te poser est « qu’est ce qui peut bien se passer dans la vie de cette personne pour qu’elle réagisse de la sorte ? ».

De la même façon, quand tu sens que tu as agacé quelqu’un ou que tu constates que tu as déclenché une réaction négative, pose-toi la question : « Quelle est la carte, quels sont les filtres, qu’utilisent la personne en face de moi ? »

Plus tu seras capable de prendre du recul, de t’adapter et de changer de point de vue, plus tu seras à-même de faire passer ton message.

Attention, être capable de changer de point de vue, ne veut pas nécessairement dire l’adopter !

Il ne s’agit pas d’être d’accord avec tout le monde, ou d’aller à l’encontre de tes propres valeurs pour contenter tout le monde, il s’agit d’être suffisamment ouverte d’esprit et tolérante pour accepter que d’autres points de vue existent, et qu’en essayant de les comprendre, tu apprendras bien plus qu’en essayant de les combattre ou qu’en essayant d’imposer ta propre carte.

Finalement, c’est un peu comme les jeux pour bébé où tu dois placer le cube dans la marque carré dessinée sur le plateau en bois.

Si l’enfant essaye d’y placer la forme triangle, ça ne rentre pas. Il faut qu’il cherche le cube.

La communication c’est la même chose : si ton interlocuteur dispose d’un filtre, d’un plateau de bois, en forme de carré, et que tu lui envoies une information en forme de triangle, ça ne passe pas.

Tu auras plus vite fait de mettre ton information dans un cube et de lui renvoyer, que de lui expliquer qu’il faut qu’il fabrique un nouveau plateau de jeu avec un triangle, pour pouvoir te comprendre.

Qui a le plus à perdre ? Si tu veux faire passer ton information, c’est à toi de t’adapter et de fabriquer un cube, ce n’est pas forcément à la personne en face de s’embêter à fabriquer une encoche triangle.

En tout cas, la plus habile des deux personnes sera celle qui aura su adapter son jeu pour envoyer ou recevoir l’information.

Un exercice concret

Pour terminer, je te donne un petit exercice à réaliser, qui te permettra dès à présent de commencer à pratiquer la programmation neurolinguistique :

Lors de la prochaine conversation que tu auras, que ce soit à la maison, lors d’une soirée entre copines, lors d’un déjeuner avec ta belle-mère ou au travail, exerce-toi à noter les filtres que tu utilises pour analyser les informations que tu reçois, et si une des informations vient heurter ton point de vue, plutôt que d’essayer d’imposer ta carte, intéresse-toi à celle de ton interlocuteur.

Pose des questions au besoin pour avoir des précisions, sans donner ton avis. Essaye de comprendre ce point de vue qui n’est pas le tiens, sans juger et sans tenter de le modifier. Laisse la personne s’exprimer librement et sois curieuse : quels filtres utilise-t-elle ? A quoi ressemble sa carte ? Cela te donnera de précieuses indications pour les prochaines discussions. Tu pourrais par exemple découvrir que cette personne est très attachée à certaines valeurs, et t’appuyer sur ces valeurs pour sculpter un joli cube.

Voici donc les trois points essentiels à retenir de cet épisode :

  • La carte n’est pas le territoire
  • Il faut accepter qu’il existe d’autres points de vue, d’autres cartes, que la tienne
  • Il faut adapter la forme de ton information si tu veux qu’elle passe le filtre de la personne en face de toi

Merci d’avoir écouté cet épisode, n’oublies pas de t’abonner pour ne rien louper des prochains épisodes et de t’inscrire sur le blog Zone de Boost pour recevoir gratuitement la toute première nouvelle interactive dédiée à la gestion du stress, disponible sur PC et sur Mac !

Au plaisir de te retrouver très prochainement et n’oublie pas : « Il faut travailler sérieusement, sans jamais se prendre au sérieux. »

A bientôt !

Faites circuler!

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